HR Public

VUCA 2018
Complexity

L’année HR Public 2018 s’articule autour de VUCA, une méthodologie militaire inventée pour « gérer l’ingérable ».

Quatre Universités belges sont chargées de porter une réflexion sur chaque lettre de VUCA : Vulnérabilité – Uncertainty – Complexity – Ambiguity

Dans le cadre du colloque HR Public organisé le 27 avril à Colonster, l’Université de Liège a abordé avec ses invités une réflexion sur cette « Complexité » de nos structures et de nos organisations face à ce besoin d’évolution rapide et d’agilité.

Complexe signifie:

Plusieurs champs de force, liés l’un à l’autre de manière chaotique et désordonnée.

Vers la decomplexification?

Le 27 Avril de 9h30 à 15h30
ULg – Château de Colonster

Prof. Pichault et F.Fox / ULG 

Quelques photos de l’événement

Vers la décomplexification? Conditions de succès dans le secteur public.

L’environnement des organisations publiques est devenu de plus en plus complexe: l’enchevêtrement des différents niveaux de réglementation (européen, fédéral, régional, etc.), les réformes successives entreprises dans le cadre du New Public Management, la digitalisation croissante de la relation administrations/citoyen, les défis de libéralisation et de la mise en concurrence, le développement des partenariats public-privé, la montée des exigences de qualité de la part des citoyens, etc. sont autant de sources de complexité croissante.

La tentation pourrait être de répondre à cette complexité externe par une organisation interne de plus en plus sophistiquée. Pourtant, de manière assez paradoxale, c’est parfois le contraire qui se produit: certaines  de nos organisations publiques se sont en effet engagées dans la voie d’une simplification radicale de leurs modes de fonctionnement, en s’éloignant des lourdeurs de la bureaucratie weberienne.

On ne le sait pas assez: nos SPF sont souvent cités en exemple à l’étranger pour le développement en leur sein des principes de l’entreprise libérée et des new ways of working (NWOW). Certains organismes publics ont par ailleurs imaginé et mis au point des modes de fonctionnement très autonomes et très souples pour mieux accomplir leur mission. D’autres encore ont développé la décentralisation de leurs structures en vue d’une plus grande proximité avec les usagers.

La journée d’étude organisée par HR Public envisage de faire le point sur ces diverses initiatives de dé-complexification et surtout sur la manière de les initier

Les expériences présentées seront analysées sous l’angle du change management, avec une attention particulière aux difficultés rencontrées, à la manière de les surmonter, aux essais et erreurs réalisés, etc.

Nul doute que ces expériences inspireront les responsables d’organisations publiques désireux de faire face, de manière dé-complexifiée, aux défis d’un environnement de plus en plus complexe.

Vers la décomplexification? Conditions de succès dans le secteur public.

L’environnement des organisations publiques est devenu de plus en plus complexe: l’enchevêtrement des différents niveaux de réglementation (européen, fédéral, régional, etc.), les réformes successives entreprises dans le cadre du New Public Management, la digitalisation croissante de la relation administrations/citoyen, les défis de libéralisation et de la mise en concurrence, le développement des partenariats public-privé, la montée des exigences de qualité de la part des citoyens, etc. sont autant de sources de complexité croissante.

La tentation pourrait être de répondre à cette complexité externe par une organisation interne de plus en plus sophistiquée. Pourtant, de manière assez paradoxale, c’est parfois le contraire qui se produit: certaines  de nos organisations publiques se sont en effet engagées dans la voie d’une simplification radicale de leurs modes de fonctionnement, en s’éloignant des lourdeurs de la bureaucratie weberienne.

On ne le sait pas assez: nos SPF sont souvent cités en exemple à l’étranger pour le développement en leur sein des principes de l’entreprise libérée et des new ways of working (NWOW). Certains organismes publics ont par ailleurs imaginé et mis au point des modes de fonctionnement très autonomes et très souples pour mieux accomplir leur mission. D’autres encore ont développé la décentralisation de leurs structures en vue d’une plus grande proximité avec les usagers.

La journée d’étude organisée par HR Public envisage de faire le point sur ces diverses initiatives de dé-complexification et surtout sur la manière de les initier

Les expériences présentées seront analysées sous l’angle du change management, avec une attention particulière aux difficultés rencontrées, à la manière de les surmonter, aux essais et erreurs réalisés, etc.

Nul doute que ces expériences inspireront les responsables d’organisations publiques désireux de faire face, de manière dé-complexifiée, aux défis d’un environnement de plus en plus complexe.

Lambros Couloubaritsis est licencié et docteur en philosophie de l’Université libre de Bruxelles après avoir suivi une formation de chimiste à l’Université de Liège. Il enseigne la philosophie à l’Université libre de Bruxelles où il est également directeur du Centre de philosophie ancienne. Il est internationalement reconnu comme un spécialiste d’Aristote dont il a abondamment étudié les œuvres. Il est docteur honoris causa des universités d’Oradea, de Crète, d’Athènes, de Liège et de l’Université Lille III.

Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages traitant de philosophie ancienne dont une Histoire de la philosophie ancienne et médiévale, Figures illustres qui a obtenu le Prix Montyon de philosophie et de littérature de l’Académie française en 1999. Il est lauréat du Prix Gegner de l’Académie des sciences morales et politiques de France et du Prix Duculot de l’Académie royale de Belgique. Il est également l’éditeur de la Revue de philosophie ancienne.

Lambros Couloubaritsis est par ailleurs un amateur de football et un supporter du Standard de Liège et du Panathinaïkos.

Lambros Couloubaritsis

Docteur en philosophie, Université libre de Bruxelles

La question de la complexité, établie par les scientifiques, en réaménageant la physique classique en faveur de l’incertitude, fut occultée par les philosophes qui, au nom de l’autonomie de la philosophie, ont écarté la science de leur démarche. L’irruption de la complexité scientifique, depuis Henri Poincaré, s’est accomplie à travers un certain nombre de critères, comme l’interaction, la bifurcation, la non-linéarité…, et de thèmes, tels la sensibilité aux conditions initiales, la frontière du chaos, l’auto-organisation, l’émergence, les systèmes adaptatifs complexes, les stratégies décisionnelles… Ces découvertes furent l’œuvre des Conférences de Macy, de l’École de Bruxelles (ULB), de l’Institut de Santa Fe, d’Edgar Morin, d’Henri Atlan et d’autres encore.
L’apport de l’auteur dans cette problématique date des années quatre-vingt et concerne des domaines parallèles, extérieurs aux sciences dures : la pensée archaïque, l’histoire de la philosophie investie des pratiques de l’Un et du Multiple et l’approche intuitive du réel moyennant l’antinomie de la proximité, où l’approche d’une chose la rend plus complexe, nécessitant des processus de simplification au moyen de configurations. Ces démarches révèlent que la complexité présente une ampleur qui déborde les sciences, ce qui autorise une étude de la complexité en tant que complexité, en incluant la complexité scientifique et celle du monde technico-économique qui, avec les aspirations démocratiques des citoyens, expriment notre contemporanéité.
Le livre développe cette idée en deux parties, dont chacune correspond à l’un de deux volumes. La première partie étudie la complexité intuitive dans l’éclairage des idées établi par la science, et relie la complexité archaïque et la complexité contemporaine par la médiation de la complexité historique où s’accomplit la conjonction entre histoire de la pensée avec ses simplifications et histoire événementielle selon quatre configurations : l’universalité, la rationalité, les Lumières et la liberté. Quant à la seconde partie, elle s’enracine dans la philosophie critique de Kant et traite de la formation de la complexité contemporaine en traversant les révolutions politiques, techniques et scientifiques, en interaction avec le romantisme et le marxisme, avant l’irruption de la complexité scientifique, étudiée dans plusieurs de ses dimensions.